Anne-Marie Roy

Anne-Marie Roy

18 mai 1943 - 20 novembre 2020

C’est avec tristesse que nous vous faisons part du décès d’Anne-Marie Roy , épouse de feu Gérald Cyr, de Bonaventure. À l’âge de 77 ans, elle nous a quittés bien à regret, après un bref passage aux soins palliatifs de l’hôpital de Maria, le 20 novembre 2020.

Elle laisse dans le deuil son fils Yvan Cyr (Fabienne), sa petite-fille Alexandra, ses sœurs Marcelle-Ange, Rosanne (Ghislain) et son frère Yoland,ses belles-sœurs Hélène, Jeannine, Françoise, Pierrette, Monette et Ghisline, ses beaux-frères Léonard et Paul-Denis Cyr. Son départ attriste aussi profondément les enfants de Rosanne et Ghislain, pour lesquels elle avait une tendre affection : Eric (Caroline),Joel (Annie) Julianne (Keven) et leurs enfants : Edouard, Théo et Jeanne. Anne-Marie laisse également dans le deuil de nombreuses nièces, de nombreux neveux et leurs enfants, ainsi que ses amis(es).

Tenant compte du contexte pandémique,différents moments en présence ou à distance vous sont suggérés pour vous permettre d’offrir vos condoléances à la famille et de saluer Anne-Marie en un dernier adieu.

• La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Henri Thibodeau de Bonaventure le samedi 12 décembre 2020 de 9 h à 10 h 45. Vos condoléances peuvent aussi être transmises par écrit sur le site de la maison funéraire.

• Suivra à 11 heures, une cérémonie religieuse en l’Église de Bonaventure. Cent personnes pourront y être présentes.Vous pourrez d’autre part suivre virtuellement ce rituel religieux sur la plateforme ZOOM. Un lien sera communiqué sur demande en s’adressant à Rosanne : rosie55_49@hotmail.com

• La mise en terre des cendres d’Anne-Marie aura lieu à une date indéterminée au cimetière de New Richmond, où elle ira rejoindre son époux Gérald et son fils André. Des parcelles de ses cendres seront plus tard mises en terre au cimetière de St Léon-le-Grand, dans la vallée de la Matapédia, sa paroisse natale. Elle y rejoindra la famille Roy. Ce dernier rituel aura lieu au mois de mai 2021, la date et les modalités vous seront alors communiquées.

La famille d’Anne-Marie a grandement été touchée par la qualité et la délicatesse des soins reçus de la part du personnel de l’hôpital de Maria. Un merci particulier au département d’oncologie et à celui des soins palliatifs pour leur attention de tous les instants, leur profonde humanité et leur respect. Un merci tout spécial au Dr Marie Larue pour son suivi empreint de dignité.

Toutes les marques de sympathies peuvent se traduire par un don à La Fondation Santé Baie-des-Chaleurs.

Les services professionnels ont été confiés au Salon Funéraire Henri Thibodeau, une filiale du réseau HG Division certifiée Distinction par la Corporation des thanatologues du Québec et par le Bureau de normalisation du Québec.

La direction et le personnel HG Division offrent leurs plus sincères condoléances à la famille.


A vous qui, par votre présence,
vos pensées, et par vos écrits réconfortants
avez voulu témoigner votre soutien,
votre amitié ou votre affection,
lors du décès d’Anne-Marie.

Du fond du cœur, nous vous disons merci.

Yvan, Fabienne , Marcelle-Ange, Rosanne et Yoland 



Chère Anne-Marie,

La vallée de la Matapédia t’a vu naître. Fière de ton village natal, Saint-Léon-le-Grand, tu aimais y revenir chaque été pour le rituel familial de la cueillette des petites fraises des champs. Cueilleuse compétitive, on s’en étonne (!), tu ne t’en lassais jamais.

À Saint-Léon, tu accueillais avec un brin d’orgueil les commentaires bienveillants de tes anciens élèves, ravie d’avoir laissé ta marque comme « maîtresse d’école ». Elle s’observait à vue d’œil , ta fierté d’être une native de la place et on devinait sans peine ton rêve d’y revenir. Pour y être fidèle, chère sœur, des parcelles de tes cendres y seront mises en terre …tu rejoindras les ROY.

La vie t’a petit à petit ancrée à Bonaventure, cette charmante petite ville en bord de mer. Ton nouveau chez vous! À tes yeux, « ta ville », c’est bien simple, n’avait aucun défaut! Tu la présentais dans tous ses atours, tes yeux brillaient d’admiration, juste à nous la faire visiter. Elle t’a bien rendu tes égards en t’offrant ce je-ne-sais-quoi en terreau à tes élans créateurs. Institutrice jusqu’au fond de l’âme, tu as expliqué, soutenu, instruit, construit, ton regard au loin, en perpétuelle quête d’excellence. Tu nous parlais des enfants sourds, des enfants handicapés que tu as accompagnés comme s’il s’agissait des tiens. Tu nous racontais vos soirées à la bibliothèque en présence des auteurs invités. Et, au détour des conversations, tu n’étais pas peu fière de tes premiers prix d’artisanat reçus à la suite de sélections à l’aveugle. Connue, inconnue et… reconnue ! Un tour de force ! Fermière un jour, fermière toujours !
Quittant les froids de canard de l’hiver gaspésien durant presque 30 ans, c’est en Floride que tu es allée te réchauffer, revêtant avec élégance tes kits tous plus colorés les uns que les autres. Tu n’as sans doute pas passé inaperçue là-bas non plus! Il y en avait un pour chaque journée, tous ces jours passés à tricoter, organiser, coiffer, bouger…On peut sortir une princesse gaspésienne de sa Gaspésie mais...!

Anne-Marie,

Peut-être te reconnaitras-tu dans ce portrait de femme forte et fragile, secrète et mystérieuse, un peu à la manière de notre mère Alphonsine. Toi, la femme qui savait ouvrir ses portes à un hébergement chaleureux , personne n’oubliera ta bonne bouffe, ta cuisine, rien de moins que gastronomique. Femme de devoir, minutieuse à l’extrême chère sœur, tu ne t’es pas rendue la vie facile…À nous non plus, parfois.

Ta vie ne fut pas ce long fleuve tranquille. Elle t’a maintes fois malmenée , t’obligeant à puiser dans la puissance de ta volonté, la force de continuer ton chemin. La perte de ton p’tit garçon a été douloureuse. Orpheline de ton fils , il t’en a fallu du courage pour te reconstruire . Optimiste et déterminée, tu n’as pas fléchi. Résiliente, tu as accueilli Yvan, tissant, pour lui désormais, les fibres du tissu familial, ta manière de saluer la Vie, d’en rester l’artisane.
Tes mains de tricoteuse auront été un cocon pour ton âme, elles auront enveloppé et gardé au chaud tant d’enfants. Tout dernièrement, c’est Milan, ce petit de la quatrième génération, qui a bénéficié de tes doigts de fée. Magicienne jusqu’au bout, peut-être que cette dernière oeuvre aura été ta manière de défier la maladie? En admirant le soin avec lequel elle a été faite, elle signe avec élégance ton désir de t’inscrire dans la trajectoire des générations.

Rendue presqu’au soir, une autre épreuve te guettait. Le départ subi de Gérald t’a désarçonnée, encore un deuil, inattendu. Son absence a semblé se faufiler en toi à la manière d’une petite mort creusant son chemin à pas feutré, t’entraînant ailleurs, tout doucement.

Encore sur la scène de la vie alors qu’elle te quittait et que tu fermais progressivement le rideau , tu as joué ton dernier acte en grande dame, croyante et tenace, bien ancrée à la vie, comme toutes les autres fois où elle t’a demandé d’affronter les vents de face. Puis-tu t’es peu à peu abandonnée, confiante, aux tiens et au personnel soignant.

Devenue femme de peu de mots mais de grande expression, l’inéluctable perte comme seul horizon, c’est ta capacité à donner et à recevoir qui a émergé. Alors que la vie te désertait, « j’ai commencé à m’envoler », as-tu dit.

On a pu entendre tes mercis reconnaissants à chacun des gestes posés pour toi. On a vu tes sourires, petits drapeaux de bravoure dans la fragilité de l’instant. Tes yeux et tes mimiques ont dit les mots qu’il fallait pour nommer l’essentiel à ton fils Yvan, à ta belle-fille Fabienne, à ta petite-fille Alexandra, à nos sœurs Marcelle-Ange, Rosanne, et à moi, à ton beau-frère Ghislain, aux enfants de Ghislain et Rosanne : Éric, Joël et Julianne. Pour ton dernier soupir, tu auras choisi deux de tes grandes amies, Sylvie et Simonne, pour t’accompagner dans un moment de commune-union de prières. Murmurant avec elles un dernier ‹‹ Je vous salue Marie››, tu es partie…

Anne-Marie, par une de ces coïncidences qui nous laissent à penser que rien n’est un hasard, tu nous as quittés pour rejoindre Gérald quelques jours seulement avant le troisième anniversaire de son départ. Ton héros serait-il venu te tendre la main avec amour pour t’aider à franchir les frontières de l’éternité et t’y retrouver?…

Chère toi, tes sœurs Marcelle-Ange, Rosanne et tous les membres des familles de la descendance de notre père Léon et de notre mère Alphonsine, se joignent à moi pour te souhaiter un tendre et doux repos…

Ton frère,
Yoland







Aucun message de sympathie entrée pour l'instant.

FR