M. Gérald Cyr Bonaventure

M. Gérald Cyr Bonaventure

 À son domicile le 23 novembre, est décédé à l’âge de 74 ans, M. Gérald Cyr époux de Mme Anne-Marie-Roy demeurant à Bonaventure.



Il laisse dans le deuil outre son épouse Anne-Marie, son fils Yvan (Fabienne), sa petite-fille Alexandra, ses sœurs : Rose-Alma et Ghisline, ses frères : Léonard (Pierrette) et Paul-Denis (Monette), ses belles-sœurs : Hélène, Marcelle-Ange et Rosanne (Ghislain), ses beaux-frères : Bertrand (Jeannine), Raymond (Marie-Reine), Grégoire (Françoise) et Yoland ainsi que de nombreux neveux et nièces.



La famille recevra les condoléances le vendredi 1er décembre à compter de 13 h en l’église de Bonaventure.

Les heures de visite sont de 13 h à 14 h.



Les funérailles auront lieu le même jour à 14 h en l’église de Bonaventure.



L’inhumation des cendres aura lieu le samedi 2 décembre à 14 h au cimetière de New Richmond.



La direction des funérailles a été confiée au salon funéraire Henri Thibodeau inc.



Toute marque de sympathie à la famille peut se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur du Québec.





Hommage à Gérald





Gérald, enfant de bord de mer, n’avait comme pays que la Gaspésie et les eaux chaudes et berçantes de la Floride, sa mer d’accueil. Cette mer, fidèle compagne de ses moments de repos, mer sur laquelle il s’étendait souvent pour apaiser son cerveau en continuelle gestation de projets nouveaux.



Et de la mer à la terre, sa route s’est construite, sorte de grand chemin qu’il a marché, arpenté et conquis. Soutenu par sa complice de tous les instants, Anne-Marie, Gérald a toujours précieusement soigné la terre qui l’a vu naître, lui rendant un hommage de chaque jour, par sa fierté à l’habiter. Digne ambassadeur de la Gaspésie, quelle ne fût pas sa joie quand le National Géographic a, pendant 3 années consécutives, désigné notre péninsule comme l’une des destinations les plus recommandées du monde. En quelques secondes, la nouvelle avait pris le chemin des réseaux sociaux, il fallait la diffuser rapidement, avec panache, un clin d’œil et…un brin d’orgueil !



Comme plusieurs petits garçons de son époque, son regard d’enfant a sans doute tracé les contours de son rêve de devenir policier. Gérald disait souvent ‹‹ je n’étais pas fait pour la police, c’est la police qui était faite pour moi ››. Homme entier et sans compromis au rêve, il a endossé sa vie professionnelle comme un habit qu’on aurait fait pour lui, sur mesure. Il a exercé son métier avec la détermination d’un homme de grande stature.



Retraité, Gérald a continué à aller au bout de ses idées, de ses projets, de sa créativité. De l’univers des automobiles à celui des motorisés et des bateaux, en passant par la menuiserie et l’internet, il a appris, compris, conquis. Ce qu’il entreprenait, il le devenait. Mécanicien, menuisier, conseiller, émérite en tout, pour tout, pour nous ! …



Généreux et accueillant, avec sa partenaire de tous les instants, Anne-Marie, Gérald a fait de leur maison un port d’accueil. On pouvait s’y arrêter pour une journée, une semaine, un mois, une année ! De son avis, on ne restait jamais assez longtemps. Amoureux de la présence des gens, il aimait «jaser», refaire le monde, donner son opinion, confronter, poser des questions ou même transformer ses questions en affirmation pour provoquer des réponses, (il avait cela dans l’sang « les enquêtes). Gérald, c’était aussi la capacité à s’émerveiller du discours de l’autre. Particulièrement fasciné par l’histoire de ceux qui savaient dépasser leurs limites, il se nourrissait de leur courage et il en parlait avec admiration, les proposant en modèles à tous ceux qui font face aux affres de la vie. Sa manière à lui d’épauler, de soutenir, d’aimer.



Homme debout devant la mer, il questionnait l’humeur des vents de son monde. Avec sensibilité, Il se souciait sans cesse de sa famille. Anne-Marie, Yvan, Fabienne, Alexandra, Rosane, Ghislain. Autant avec sa famille de sang qu’avec sa famille élargie, il a su établir une impressionnante complicité. Gérald était un « fidèle ». La place était grande en son cœur pour y loger ses protégés, ses amis, ses compagnons, l’Autre. Il était un phare que l’on peut repérer même au loin, un homme qui n’abandonnait personne sur la route.





Devant les grandes surprises de la vie ou les rêves brisés, il a pleuré sans retenu, se permettant un accès à ces grandes marées intérieures qui parfois submergent tout……il avait bien compris le message de la chanson de Dan Bigras, «Un homme ça pleure aussi».



Cher Gérald, tu auras été un homme plus grand que nature.



Original et parfois déroutant, un homme de cœur et de principes, généreux et rebelle, un singulier personnage sans compromis, un homme des extrêmes et des contrastes. Tu ne laissais personne indifférent.



Tu as empoigné la vie avec fougue. La retraite n’a pas fait exception. Tu es la preuve que, jusqu’au bout, on peut vivre ses passions. Tel un fossile de Miguasha, tu as gravé l’importance de les réaliser et de les vivre intensément .Le temps aura manqué, la vie t’aura demandé d’en sacrifier une de taille …celle de ne pas pouvoir mettre ton voilier à la mer…tu auras plutôt, toutes voiles dehors, filé vers l’infini.



La haut, une étoile brille en ton nom, nous sommes certains. Ton départ n’aura pas été vain…peut-être as-tu pu entendre de là-haut, le bruit qu’il a fait dans les services de santé d’ici. Pour nous, c’est entendu, il s’agit bien de ton dernier coup de pinceau à ta Gaspésie chérie.





Au revoir Gérald, …repose-toi bien…





N.B. : Un merci à toutes celles et à ceux qui ont contribué à l’élaboration de l’hommage à Gérald. Par vos idées et vos suggestions, vous m’avez alimenté et soutenu.



Ton beau-frère,

Yoland Roy




























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